Vuelta 2026 : parcours prometteur, avec un départ prestigieux à Monaco
La Vuelta 2026, 81e édition du Tour d’Espagne cycliste, promet un spectacle grandiose du 22 août au 13 septembre. Après un Grand Départ historique à Monaco, la course sillonnera le sud de la France, l’Andorre et les terres escarpées de l’Espagne avec un tracé exigeant. Entre contre-la-montre, cols redoutables et chaleur andalouse, cette édition s’annonce comme l’une des plus intenses de la dernière décennie.
Un départ royal à Monaco pour lancer la Vuelta 2026
Le Tour d’Espagne s’élancera pour la première fois de la Principauté de Monaco, le samedi 22 août, avec un contre-la-montre individuel de 9 km dans les rues mythiques de Monte-Carlo. Ce prologue exigeant mettra immédiatement les coureurs sous tension, avec un parcours technique et rapide dans un cadre prestigieux.
Ce choix de départ propulse Monaco dans l’histoire du cyclisme : après avoir accueilli le Giro en 1966 et le Tour de France en 2009, la ville devient la première à recevoir les trois Grands Tours. Un symbole fort pour les amateurs et les suiveurs du peloton international.
Vuelta 2026 : Un parcours tracé dans le sud de l’Europe
Le tracé 2026 privilégie les reliefs du sud de la France, de l’Andorre et de l’Espagne. Le parcours totalise 3 275 kilomètres répartis en 21 étapes, avec une diversité de profils impressionnante. Au programme : 6 étapes de montagne, 4 de moyenne montagne, 4 plates, 4 accidentées, 2 contre-la-montre et 2 journées de repos.
Cette édition se distingue par un grand nombre d’arrivées au sommet et plusieurs passages au-delà des 2 000 mètres d’altitude, notamment en Andorre ou dans la Sierra Nevada. Un terrain propice aux grimpeurs et aux offensives spectaculaires.
Résumé des étapes de la Vuelta 2026
| Étape | Date | Type | Départ > Arrivée | Distance |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 22 août | Contre-la-montre | Monaco > Monaco | 9 km |
| 2 | 23 août | Accidentée | Monaco > Manosque | 215,2 km |
| 3 | 24 août | Moyenne montagne | Gruissan > Font-Romeu | 166,7 km |
| 4 | 25 août | Montagne | Andorra la Vella > Andorra la Vella | 104,9 km |
| 5 | 26 août | Accidentée | Falset > Roquetes | 171,1 km |
| 6 | 27 août | Moyenne montagne | Alcossebre > Castellón | 176,8 km |
| 7 | 28 août | Montagne | Vall d’Alba > Valdelinares | 149,9 km |
| 8 | 29 août | Plate | Puçol > Xeraco | 176,4 km |
| 9 | 30 août | Montagne | Villajoyosa > Alto de Aitana | 187,5 km |
| Repos | 31 août | – | Journée de repos | – |
| 10 | 1er sept. | Accidentée | Alcaraz > Elche de la Sierra | 184,5 km |
| 11 | 2 sept. | Plate | Cartagena > Lorca | 156,1 km |
| 12 | 3 sept. | Montagne | Vera > Calar Alto | 166,5 km |
| 13 | 4 sept. | Moyenne montagne | Almuñécar > Loja | 193,2 km |
| 14 | 5 sept. | Montagne | Jaén > Sierra de La Pandera | 152,7 km |
| 15 | 6 sept. | Moyenne montagne | Palma del Río > Córdoba | 181,2 km |
| Repos | 7 sept. | – | Journée de repos | – |
| 16 | 8 sept. | Plate | Cortegana > La Rábida | 186 km |
| 17 | 9 sept. | Plate | Dos Hermanas > Sevilla | 189,2 km |
| 18 | 10 sept. | Contre-la-montre | El Puerto > Jerez de la Frontera | 32,5 km |
| 19 | 11 sept. | Accidentée | Vélez-Málaga > Peñas Blancas | 205,1 km |
| 20 | 12 sept. | Montagne | La Calahorra > Collado del Alguacil | 187 km |
| 21 | 13 sept. | Plate | Grenade > Grenade | 99,4 km |
Un parcours taillé pour les grimpeurs
Le tracé de la Vuelta 2026 met clairement l’accent sur la montagne. Dès l’étape 3, les coureurs attaquent les premiers cols pyrénéens avec une arrivée à Font-Romeu. L’étape 4, 100% andorrane, s’annonce déjà comme l’une des plus spectaculaires, avec l’enchaînement de quatre cols, dont le redoutable Port d’Envalira, à plus de 2 400 m d’altitude.
Les étapes 9, 12, 14, 19 et 20 proposeront toutes des arrivées au sommet, dont certaines avec des pourcentages vertigineux comme au Collado del Alguacil, où des passages à 20% sont attendus. Ces journées de haute montagne seront décisives pour le classement général et exigeront une gestion d’effort millimétrée.
Contre-la-montre et étapes de plaine : des opportunités rares
Les spécialistes du chrono auront deux occasions de briller : à Monaco dès la première étape et lors de l’étape 18, un long contre-la-montre plat de 32,5 km entre El Puerto de Santa María et Jerez de la Frontera. Ce second chrono pourrait rebattre les cartes avant la dernière ascension.
Les sprinteurs purs devront se contenter de quelques opportunités limitées, notamment lors des étapes 8, 11, 16, 17 et 21. La chaleur, le vent d’Andalousie et les routes techniques compliqueront ces journées a priori plus calmes.
Monaco (contre-la-montre individuel) – Une ouverture décisive

Type : Contre-la-montre individuel (étape 1)
Ce prologue de 9 km dans les rues de Monte-Carlo est bien plus qu’une mise en jambes. Avec ses virages techniques, ses relances et ses changements de rythme, cette première étape peut déjà provoquer des écarts notables entre les favoris. Elle donne un avantage aux rouleurs explosifs et impose une pression immédiate sur les leaders du classement général. Le cadre prestigieux ajoute un impact médiatique fort à cette entame.
Gruissan > Font-Romeu (moyenne montagne) – Premiers écarts entre les favoris

Type : Étape de moyenne montagne (étape 3)
À seulement trois jours du départ, cette étape introduit le peloton dans un relief plus sérieux. Le final en altitude à Font-Romeu, via le col de Mont-Louis, pourrait surprendre les moins bien préparés. Les équipes des leaders devront déjà contrôler la course, et certains grimpeurs tenteront d’attaquer pour prendre de l’avance. Cette étape marque une rupture entre les profils classiques du début de Vuelta et les étapes plus exigeantes à venir.
Andorra la Vella > Andorra la Vella (montagne) – Le premier grand test

Type : Étape de haute montagne (étape 4)
Avec quatre cols dans un format court (104,9 km), cette étape andorrane est un condensé de montagne. Le Port d’Envalira (28 km à 5 % de moyenne) en entrée de jeu impose un rythme violent. Ce jour-là, les équipiers auront peu de marge pour aider leurs leaders. La haute altitude, le dénivelé et les pentes irrégulières en font une étape potentiellement décisive, malgré sa place en début de course.
Villajoyosa > Alto de Aitana (montagne) – Une montée mythique pour clore la première semaine

Type : Étape de haute montagne avec arrivée au sommet (étape 9)
Cette étape clôture la première semaine par une ascension redoutable : l’Alto de Aitana. C’est l’un des sommets les plus longs de la Vuelta, avec des passages exposés au vent et à la chaleur. Le classement général pourrait y subir de profondes modifications, d’autant plus que cette journée affiche près de 5 000 mètres de dénivelé cumulé. Une opportunité majeure pour les grimpeurs d’assommer la course avant la première journée de repos.
Vera > Calar Alto (montagne) – Un col emblématique sous la chaleur

Type : Étape de haute montagne (étape 12)
Le Calar Alto est une montée longue (22 km), à haute altitude, qui réclame puissance et endurance. En milieu de deuxième semaine, cette étape intervient alors que les organismes commencent à fatiguer. Les conditions météorologiques, souvent caniculaires dans cette région d’Almería, renforcent la difficulté. L’arrivée en altitude permettra aux meilleurs grimpeurs d’isoler leurs rivaux et d’attaquer dans les derniers kilomètres.
Jaén > Sierra de La Pandera (montagne) – Un classique au profil irrégulier

Type : Étape de haute montagne (étape 14)
La montée vers la Sierra de La Pandera est connue pour ses pourcentages irréguliers et ses ruptures de pente qui cassent le rythme. Avec ses 13,5 km à 7,3 % de moyenne, cette ascension exige une gestion d’effort parfaite. Elle intervient à un moment clé : l’approche de la dernière semaine, où les écarts peuvent se creuser. C’est un terrain idéal pour les offensives à distance et les rebondissements inattendus.
Vélez-Málaga > Peñas Blancas (étape accidentée avec arrivée au sommet) – Un juge de paix andalou

Type : Étape accidentée avec arrivée en altitude (étape 19)
Avec plus de 200 km et un final au sommet, cette étape longue et usante pourrait s’avérer décisive. Peñas Blancas est une montée redoutable, notamment après une succession de bosses qui auront sapé les forces. Cette 19e journée est redoutée car elle arrive à la fin de trois semaines intenses, dans une Andalousie brûlante. Seuls les plus solides pourront y jouer la gagne.
La Calahorra > Collado del Alguacil (montagne) – L’ultime bataille des grimpeurs

Type : Étape de haute montagne avec pourcentages extrêmes (étape 20)
Cette avant-dernière étape sera peut-être la plus dure de toute la Vuelta. Le Collado del Alguacil affiche des passages à plus de 20 %, sur un terrain déjà très montagneux. Avec l’enchaînement de plusieurs ascensions dans la journée, cette étape est un piège pour les coureurs qui manqueraient de fraîcheur. Les écarts peuvent exploser, même entre favoris, et un maillot rouge peut s’y perdre à la veille de l’arrivée.
Une arrivée inédite à Grenade pour conclure

Contrairement aux années précédentes, la Vuelta 2026 se terminera non pas à Madrid mais à Grenade, au pied de l’Alhambra. Cette arrivée historique souligne la volonté des organisateurs de renouveler le format et de mettre en lumière des villes emblématiques du sud espagnol.
La dernière étape, courte et plate, devrait être festive. Elle offrira une dernière chance aux sprinteurs et permettra au public andalou de célébrer le vainqueur final dans un décor somptueux.
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